Une surface étincelante n’est pas forcément exempte de microbes. Les désinfectants, au sens réglementaire du terme, visent à éliminer ou inactiver les agents pathogènes. Deux familles dominent, chacune avec sa logique chimique singulière :
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Les désinfectants chlorés : L’eau de Javel n’est autre qu’une solution d’hypochlorite de sodium (NaClO). Quand on l’utilise, le chlore libéré oxyde de manière non sélective les parois et le matériel génétique des micro-organismes, ce qui provoque leur destruction (Source : Anses).
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Les désinfectants alcooliques : Ethanol et isopropanol agissent principalement en solubilisant les lipides des membranes microbiennes, détruits dès 60 à 70% de concentration. Ils sont aussi efficaces contre de nombreux virus enveloppés (comme la grippe ou le SARS-CoV-2) (CDC).
Cependant, l’efficacité dépend du mode d’emploi : dilution excessive, temps de contact trop court… et l’effet stérile recherché s’estompe très vite. À noter que ni Javel ni alcool ne sont efficaces sur tous les virus ou spores, et que leur usage répété pose des questions environnementales et sanitaires (formation de dérivés chlorés, irritations, vapeurs nocives).