La chimie de l’air intérieur est plus que jamais un terrain de recherche intense. Quelques promesses :
- L’essor des capteurs intégrés dans les objets du quotidien (purificateurs “intelligents”, stations météo connectées), malgré des limites de précision, permettra à terme d’ajuster en temps réel la ventilation ou le choix de produits.
- Les matériaux “passifs” ou “dépolluants” (enduits absorbant le formaldéhyde, peintures photocatalytiques) commencent à se généraliser, mais leur réelle efficacité sur le long terme demeure un objet d’étude (Magazine Science & Vie, 2023).
- Un enjeu fort de la recherche : comprendre les effets synergétiques de l’exposition à plusieurs polluants, le fameux effet cocktail.
- Piloter la conception de produits “bâtiments sains” selon des critères d’émission tout au long de leur cycle de vie (AFNOR).
Respirer chez soi, ce n’est donc pas seulement un plaisir ou une évidence : c’est une alchimie à apprivoiser. Observer, comprendre et agir : tels sont les leviers, à portée de main, pour faire évoluer les lieux de vie vers une chimie de l’air (presque) domestiquée.
Sources principales : L’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI), ANSES, Santé Publique France, INSERM, INRS, CIRC, US EPA.