On reproche souvent aux tensioactifs, notamment anioniques, leur caractère irritant. Il est vrai qu’à forte concentration, certains peuvent endommager le film hydrolipidique protecteur de la peau, voire le cuir chevelu, provoquant tiraillements et picotements. Le célèbre sodium lauryl sulfate (SLS), par exemple, est connu pour son efficacité, mais aussi pour sa capacité à provoquer des irritations cutanées en cas d’usage répété ou de peaux fragilisées (source : Dermatitis journal, 2018).
D’où la multiplication de formules combinées :
- Association avec des agents plus doux pour « tamponner » leur effet et conserver un lavage efficace sans agresser
- Réduction des concentrations, en misant sur l’association synergique de plusieurs molécules : un shampooing familial français typique contient ainsi plusieurs anioniques et amphotères à la fois
- Ajout de substances apaisantes ou hydratantes : glycérine, panthénol, extraits végétaux
Cette complexité de formulation permet aux produits du quotidien d’être adaptés à presque tous les types de peaux et de cheveux, avec des millions de variantes, entre efficacité et douceur. Selon un rapport de la Fédération Internationale des Cosmétiques (IFRA), plus de 300 combinaisons de tensioactifs sont actuellement utilisées dans les shampooings commercialisés en Europe.