Nous avons tous, bien malgré nous, déjà respiré quelque chose d’incongru : brume de détergent en ouvrant une porte, vapeurs de vernis, soupçon d’acide dans un laboratoire, ou simplement térébenthine lors d’un nettoyage. Mais que recouvre l’expression « exposition accidentelle » ?
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Inhalation : Un appareil respiratoire fragile (pas que chez l’asthmatique), une inattention, et voilà les muqueuses nasales et les poumons au premier rang.
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Contact cutané ou oculaire : La peau, les yeux, bien moins hermétiques qu’on ne croit.
Le risque n’est pas, évidemment, le même entre l’inhalation d’une légère effluve d’eau de javel et celle d’un solvant industriel, ou entre une goutte d’acide dilué sur un doigt et une éclaboussure d’ammoniac concentré.
Mais les chiffres sont nets : selon Santé Publique France, près de 60% des accidents chimiques du quotidien se produisent… à domicile, via des détergents, produits acides, alcalins ou solvants. (Santé publique France)