L’histamine, loin d’être qu’un simple fauteur de troubles, est une amine biogène essentielle au fonctionnement de l’organisme. Découverte en 1910 par Dale et Laidlaw, elle intervient dans une ribambelle de mécanismes : notamment la régulation de l’acidité gastrique, la perméabilité vasculaire, le cycle veille-sommeil et bien sûr… la réponse allergique [Source : Nobel Prize lecture, 1910].
Elle exerce ses effets à travers quatre types de récepteurs : H1, H2, H3 et H4. Dans le cadre des allergies et de la plupart des symptômes qui nous concernent ici (démangeaisons, éternuements, larmoiements), c’est le récepteur H1 qui retient l’attention. L’histamine s’y fixe, déclenchant une cascade de réactions biochimiques qui dilatent les vaisseaux sanguins, contractent les muscles lisses et amplifient la perméabilité vasculaire. Voilà pourquoi votre nez coule à la moindre provocation.
- H1 : allergie, inflammation, transmission des signaux nerveux
- H2 : sécrétion acide de l’estomac
- H3/H4 : fonctions neurologiques, inflammation, système immunitaire (axes de recherche actuels)