Impossible de parler de la chimie des mousses sans évoquer la question des COV (composés organiques volatils). Après leur fabrication, les mousses peuvent émettre à faible dose des substances comme le toluène, le formaldéhyde ou l’acétaldéhyde. C’est ce qu’on appelle le « dé-gazage », reconnu particulièrement lors du déballage d’un matelas neuf.
Par ailleurs, plusieurs ONG ont alerté sur la persistance de substances problématiques, que ce soit dans les ignifugeants bromés soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens (source : Que Choisir, 2021), ou les émissions de COV dans l’air intérieur. Cependant, l’Union européenne a largement restreint l’usage des retardateurs de flamme les plus préoccupants depuis 2019 (source : ANSES).
À noter qu’en France, depuis 2020, tout matelas vendu doit comporter une étiquette « Émissions dans l’air intérieur », notée de A+ (faible émission) à C (forte). Plus de 80 % des matelas en mousse vendus en 2023 affichent un score A ou A+ (Syndicat français du sommeil).