L’équation “naturel = sécurité” ne tient pas à l’épreuve des faits, tout comme “synthétique = méfiance”. De nombreux médicaments vitaux (insuline, aspirine, antibiotiques…) sont synthétiques, mais leur pureté, leur concentration, leurs effets secondaires sont strictement contrôlés.
Certains additifs alimentaires décriés, tel l’acide ascorbique (E300), sont identiques à la vitamine C naturelle : la molécule ne porte pas l’empreinte de son origine. À l’inverse, des extraits de plantes apportent, avec leur bouquet d’arômes, une loterie d’allergènes, toxiques ou impuretés.
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Un rapport ANSES 2016 signale que 60 % des allergies de contact à des cosmétiques “naturels” proviennent… d’extraits naturels non purifiés.
Le véritable enjeu réside donc dans l’identification, la purification et le contrôle des molécules – et pas dans le passeport “bio” ou “green” du produit.