La grande tendance des années à venir ? L’abandon progressif des fluoropolymères C8 au profit de solutions plus courtes (C6, C4) voire non-fluorées. Polyuréthanes, silicones nouvelle génération, cire d’abeille modifiée ou cire de carnauba refont surface, parfois aidées de nanoparticules d’oxyde de titane ou de silice pour décupler la superhydrophobie.
L’affaire est sérieuse : selon l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), la concentration de certains composés de la famille des PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) est aujourd’hui mesurable dans 98% des eaux de surface testées aux États-Unis. D’où la ruée vers des solutions « vertes », de plus en plus étiquetées « bio-based » ou « PFC free », notamment en Europe et au Japon.
La vraie révolution pourrait bien venir, à moyen terme, de traitements « dynamiques » : des revêtements capables de s’auto-réparer, réagir à la lumière, ou se dégrader après usage pour éviter l’accumulation de déchets chimiques. Des équipes comme celle de l’université de Harvard planchent désormais sur de telles surfaces reconfigurables (Nature Nanotechnology, 2020). Science-fiction ? Pas tant que ça : certaines chemises se passent déjà (presque) de fer à repasser… alors, pourquoi pas une nappe qui se nettoie par simple éclat de rire ?